Construire et résister
Dans un monde traversé par les crises, les tensions et les incertitudes, la culture est un puissant vecteur de lien entre nous. Elle est ce qui nous permet de faire société, de nourrir l’esprit critique, de partager des émotions et de faire vivre cette valeur de fraternité inscrite sur le fronton de nos mairies.
À l’heure où les discours de haine, de repli et d’exclusion sont devenus banals, nous faisons le choix de défendre une culture ouverte, accessible et émancipatrice. Une culture qui rassemble plutôt qu’elle ne divise, qui éclaire plutôt qu’elle n’obscurcit. C’est un engagement politique fort que la Ville d’Échirolles porte avec fierté et détermination.
Fidèle à ces valeurs, la Ville soutient résolument le spectacle vivant et toutes ses formes d’expression. Elle déploie depuis de nombreuses années une politique culturelle exigeante et accessible, pour que l’accès à l’art et à la création soit un droit pour toutes et tous. Soutenir La Rampe et La Ponatière, accompagner les artistes, aller à la rencontre de tous les publics et renforcer l’éducation artistique, c’est affirmer que la culture est un bien commun pour toutes nos habitantes et tous nos habitants, pour tous nos quartiers.
La saison 26~27 s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle propose une programmation exigeante et plurielle, qui fait dialoguer les disciplines et les générations, et qui interroge notre époque autant qu’elle nous rassemble. À travers la danse, la musique, le théâtre, le cirque ou les spectacles à partager en famille, c’est un regard artistique sensible, souvent bouleversant, qui s’exprime.
Cet engagement se traduit aussi par des actes concrets. La Ville investit pour améliorer les conditions d’accueil du public et des équipes artistiques, avec des travaux importants de rénovation de la toiture de La Rampe, programmés entre juin et septembre. Ce chantier, pensé pour préserver la saison culturelle, permettra une réouverture dans les meilleures conditions dès l’automne.
Cette saison est également le fruit d’un partenariat fidèle avec l’État, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de l’Isère et l’ensemble des acteurs publics engagés à nos côtés. Dans un contexte où les moyens de la culture sont parfois fragilisés, ce soutien est plus que jamais essentiel pour garantir une programmation ambitieuse et accessible à toutes et tous.
Dans cette période où le besoin de se retrouver est plus fort que jamais, nous faisons le choix de la culture comme espace de liberté, de débat, d’émancipation et de partage. Un espace où se construit, soir après soir, notre capacité à vivre ensemble et à résister à toutes les formes d’exclusion.
Je vous souhaite, à toutes et à tous, une très belle saison à La Rampe et La Ponatière.
AMANDINE DEMORE
Maire d’Échirolles
Conseillère départementale
Dans un monde qui doute, se rassembler est déjà une façon de résister.
Suspendre le temps est peut-être le rare privilège des artistes. Alors cette saison, nous l’avons imaginée comme une piñata remplie de semences, prête à s’ouvrir, libérant ses éclats, ses pépites, ses surprises colorées : des voix qui s’élèvent, des corps qui vibrent, des récits qui surgissent… À vous de frapper, de choisir, de vous laisser tenter.
26~27 fera la part belle à la diversité des formes et des écritures.
De la puissance collective du Ballet Preljocaj à l’univers sensible de Kyle Abraham, des énergies brutes de Leïla Ka aux paysages chorégraphiques venus d’Australie avec Dancenorth, les corps seront au coeur de la saison. Ils danseront la mémoire, la liberté, le désir de se tenir debout ensemble.
Le théâtre et la musique feront entendre d’autres récits.
Avec Génération Mitterrand, Vᵉ République et Le Dîner chez les Français de V. Giscard d’Estaing, la scène regardera notre histoire politique récente avec humour et lucidité.
Avec Awa Ly, Maria Mazzotta ou Divertimento, les voix voyageront entre traditions et créations, entre intime et collectif.
La saison fera place à la fête, au partage et à l’imaginaire.
Les 7 doigts de la main, La fabuleuse histoire de BasarKus, Ta Bulle ou Ferdinand nous rappelleront que le spectacle vivant est aussi un terrain de jeu, un espace où l’on peut rire, rêver, s’étonner et se retrouver, quel que soit son âge.
Car cette piñata suspendue est aussi une invitation : celle de briser les barrières, mélanger les publics, faire circuler les émotions. Avec le Mois de la danse, les fulguRampes, les actions culturelles et les rencontres avec les artistes, la saison se vit autant sur scène qu’avec vous.
Dans un monde qui doute, se rassembler est déjà une façon de résister.
Alors entrez dans cette saison comme on entre dans la fête, avec curiosité, liberté, envie.
Et lorsque la piñata s’ouvrira, que chacun puisse repartir avec ce qui lui est le plus précieux : une image, une musique, un geste… ou simplement le plaisir d’avoir été là, ensemble.
JOSÉFA GALLARDO
Directrice
Développer une écriture sensible du territoire
La compagnie Lamento continue son exploration sensible du territoire d’Échirolles avec un nouveau cycle de 3 ans. Après plusieurs rencontres pensées pour tous les âges, notamment avec Immobile & Rebondi #1 et #2 et le Grand Bal Immobile conçu pour un large public, nous avons décidé, avec toute l’équipe de La Rampe-La Ponatière, d’imaginer un nouveau projet ambitieux : réunir les habitants d’Échirolles autour d’une immersion artistique.
Je mènerai ce projet sur deux saisons en résonance avec la prochaine grande création de la compagnie La dernière solitude qui verra le jour en 27~28.
Dès cet automne, plusieurs rendez-vous seront proposés : parcours de spectateurs, discussions, débats artistiques et bien entendu temps de pratique chorégraphique. Les participants deviendront, j’espère, les complices du travail artistique de la compagnie mené sur tout le territoire.
Je rêve pour 2028 en clôture de cette belle association avec La Rampe-La Ponatière et le territoire échirollois d’un grand temps festif de restitution grâce aux nombreuses rencontres réalisées au cours de ces années de résidence.
Quel que soit votre niveau de danse, j’ai hâte de vous retrouver cette saison toujours plus nombreux lors de ces temps d’immersion.
SYLVÈRE LAMOTTE
Compagnie Lamento
